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RDC: Moïse Katumbi dénonce le projet de révision constitutionnelle pour un 3e mandat

L'opposant congolais Moïse Katumbi s'oppose fermement au projet de révision constitutionnelle qui permettrait au président Tshisekedi de briguer un troisième mandat, dénonçant une trahison des principes démocratiques.

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RDC: Moïse Katumbi dénonce le projet de révision constitutionnelle pour un 3e mandat

Dans un contexte politique tendu en République démocratique du Congo (RDC), l'opposant Moïse Katumbi rompt le silence pour dénoncer vigoureusement le projet de révision constitutionnelle soutenu par le camp présidentiel. Cette modification de la loi fondamentale viserait à permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat, une perspective qui suscite de vives inquiétudes au sein de l'opposition et de la société civile congolaise.

Un débat constitutionnel qui ravive les tensions politiques

La Constitution congolaise de 2006, adoptée dans un esprit de consolidation démocratique après des années de conflit, limite actuellement le nombre de mandats présidentiels à deux. Selon les données de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Félix Tshisekedi a remporté son second mandat en décembre 2023 avec 73,47% des voix, un scrutin contesté par l'opposition. "Cette tentative de modification constitutionnelle représente une trahison des valeurs pour lesquelles nous nous sommes battus ensemble il y a dix ans", déclare Moïse Katumbi, rappelant l'opposition commune avec Tshisekedi contre une tentative similaire sous Joseph Kabila.

Mobilisation croissante de l'opposition et de la société civile

L'annonce de ce projet de révision constitutionnelle a provoqué une onde de choc dans le pays. Les organisations de la société civile, dont le mouvement citoyen Lucha, ont déjà annoncé leur intention de mobiliser la population contre ce qu'ils considèrent comme un "coup d'État constitutionnel". Selon l'Observatoire de la Démocratie en Afrique Centrale, plus de 75% des Congolais seraient opposés à une modification de la Constitution pour permettre un troisième mandat. "Nous ne laisserons pas s'installer une nouvelle dictature en RDC. Le peuple congolais a suffisamment souffert des régimes autoritaires", affirme Martin Fayulu, autre figure de l'opposition.

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Des blindés et des soldats ont été déployés aux points stratégiques de la capitale gabonaise. L'aéroport Léon-Mba a suspendu tous les vols commerciaux. L'Union Africaine et la CEEAC appellent au respect de l'ordre constitutionnel.

Impact sur la stabilité régionale et le développement économique

Cette crise politique survient dans un contexte sécuritaire déjà fragile, notamment dans l'Est du pays où persistent des conflits armés. Les investisseurs internationaux observent avec inquiétude ces développements, alors que la RDC, premier producteur mondial de cobalt avec 70% de la production mondiale en 2023, joue un rôle crucial dans la transition énergétique mondiale. Les partenaires internationaux, notamment l'Union européenne et les États-Unis, suivent de près la situation, craignant une déstabilisation supplémentaire dans la région des Grands Lacs.

Source: RFI Afrique

Source: RFI Afrique

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