Top 5 des photographes qui font la fierté de la Côte d'Ivoire

La photographie, longtemps négligée, a pris une autre dimension en Afrique depuis quelques années. De plus en plus de jeunes ivoiriens et africains s’y intéressent.

1- JOANA CHOUMALI


C’est seulement à l’âge de 12 ans que l’ivoirienne Joana découvre sa passion pour la photographie, lors d’une séance photo pour le portrait officiel de sa famille. Aujourd’hui, artiste photographe, âgée de 44 ans, Joana Choumali a marqué toute l’histoire de la photographie ivoirienne par ses images sans pareil. En effet, elle offre une thérapie de l’image, grâce à elle, vous ne verrez plus les images de la même manière. Auteur de plusieurs séries à succès telles que : HAABRE, dernière génération de la scarification en Afrique qui fut la série qui a propulser le monde de la photographie ivoirienne au-delà du continent africain par sa définition propre de la scarification dans les coutumes et traditions. Aussi, NAPPY en 2008, marque les esprits avec le naturel lors du mouvement nappy (Cheveux naturels noirs). Et enfin, AWOULABA/TAILLE FINE en 2010, fut initié dans le but de scruter les mannequins de vitrine afin de mettre en valeur les charmes et formes généreuses des ivoiriennes.
Joana a su faire ses preuves partout dans le monde.

2. Charly Kodjo

Jeune entrepreneur de 28 ans, dans le domaine de l’audiovisuel, Charly Kodjo est un photographe exceptionnel. Après son baccalauréat, il intègre la faculté de droit où il décèle sa passion pour la photographie au sein de la cellule communication de l’association des étudiants juristes de Côte d'Ivoire. Depuis lors, il se consacre à la photographie, qui semble ne pas l’abandonner. Fondateur de « Instant2vieStudio », le jeune Charly continue de travailler d’arrache-pied afin de réaliser son rêve. Son travail, son dévouement et son professionnalisme, lui ont offert une exposition de ses œuvres au siège de l’ONU à Washington aux USA, cette exposition présentait une série de photo sur des femmes rurales, organisée en coopérative de production du beurre de karité provenant de Bouna.
Notre jeune prodige ne compte pas s’arrêter là et envisage la production d’une émission de télé-réalité ‘’papa à la cuisine’’, une exposition et un grand salon sur la créativité en Afrique.

3. Paul Sika


M. N’cho Paul Séraphin Sika, connu sous le nom de ‘’Paul Sika’’ est l’un des photographes ivoiriens qui représente le mieux, sa culture et son expérience de la vie, par ses images. Auparavant, désireux d’embrasser une carrière de créateur de jeux vidéos, Paul Sika s’est vu tout abandonner pour la photographie, une immense passion qui sommeillait en lui. Grâce à cette passion, il inventa son propre concept de photographie qu’est le « Photo-Making », inspiré d’un mélange de techniques empruntées au film Making (cinéma). Aussi auteur de plusieurs séries dont ‘’GLOGLO GOSPEL’’ issue de sa collection « at the heart of me », qui le hisse au sommet lors de l’exposition lumière d’Afrique, c’est grâce à son blog que le célèbre chanteur Kanye West fit sa connaissance.
Son style spécial et son travail de valeur, lui ont offert l’exposition de sa nouvelle collection « Lilian’s appeal » à la galerie Cécile Fakhoury à Abidjan, qui fut un véritable succès.

4. Jean Michel Tebah Klah


D’origine ivoirienne, Jean Michel est un photographe parisien. Il a bouleversé le monde de la photographie par sa série « ORIGIN » au sein de laquelle, il présentait les femmes ivoiriennes arborant des cheveux naturels et des styles protecteurs ainsi que des tenues traditionnelles. Il arrive à allier la mode, la lecture et la photographie afin d’offrir des images à multiples expressions.

5. Dorris Haron Kasco


Né en 1966, Dorris Kasco est un reporter photographe ivoirien. Avec lui toute l’histoire de la photographie change, il explore les démons sociaux qui hantent les villes africaines. Sa particularité est de dévoiler au travers d’images, la vie des malades mentaux à Abidjan. Son exposition « Charcot : une vie avec l’image » à la pitié Salpetrière, fut l’une de ses principales réussites. Grâce à lui, l’on s’aperçoit que la folie n’est pas l’exclusivité d’une catégorie minoritaire de gens qu’on peut enfermer ou laisser en liberté.

Astrid

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