Mode

5 femmes noires qui ont marqué l’histoire de la mode

La place des femmes noires reste un sujet à controverse pendant que l’industrie de la mode est un domaine bien séculaire. Avant il n’y avait pas de maquillage adapté aux peaux noires et on pouvait compter le nombre des places réservées aux mannequins noires sur le bout des doigts. Aujourd’hui il y en a bien plus, elles sont même des égéries de marques internationales ! Mais qui sont celles qui ont permis que cela arrive aujourd’hui ?


1-Grace Jones

Si vous vous êtes un jour dit qu’il n’y avait jamais eu plus excentrique que Lady GAGA, vous avez lamentablement échoué. En effet, il y a GRACE JONES ! Fille de prédicateur jamaïcain, Grace JONES est éduquée dans l’une des familles les plus strictes du pays. Mais très vite, son caractère excentrique et l’homosexualité de son frère jumeau font d’eux des personnages trop hostiles au décor religieux instauré par leurs parents. Grace se retrouve alors chez sa grand-mère, puis à Paris en 1966 où elle débute sa carrière de mannequin à 18 ans. Atypique, sans limites, futuriste, il en faut peu à Grace pour aligner les couvertures du ELLE, de VOGUE ou encore de STAN.

Issey MIYAKE et Kenzo TAKADA en font leur muse. Mais c’est avec JEAN GOUDE en 1979 qu’elle connaîtra un succès sans précédents. Mannequin, actrice et chanteuse très écoutée, elle deviendra l’un des visages noirs les plus en vogue dans une période où « le black n’était vraiment pas beautiful ». Aujourd’hui encore, sa coupe carrée, son visage structurée et ses apparitions inoubliables continuent d’inspirer plus d’une.

2- Imane

Iman Mohamed ABDULMAJID est née en Somalie en 1955. Issue d’une famille de diplomate, Iman est éduquée comme un homme parce qu’avant sa naissance son père souhaitait ardemment avoir un fils, mais sa femme ne donnait naissance qu’à des filles. Lorsqu’elle se rend au Kenya pour ses études universitaires, elle parle déjà cinq langues jusqu’en 1975 où elle est repérée par Peter BEARD qui l’emmène à NEW YORK.

1976, son cou étonnement long  lui vaut des  couvertures chez ELLE, VOGUE et une place d’honneur chez VERSACE et Yves Saint Laurent. Ce dernier fera d’elle sa muse, puis sa collaboratrice sur plusieurs projets pour finir par affirmer : « My dream Woman is Iman !».

Mais elle ne s’éternisera pas dans le mannequinat pour autant. En 1994, elle quitte le milieu et figure dans quelques séries télévisées. En 2007, elle fonde « Iman cosmetics » pour répondre aux besoins beauté des femmes noires et métissées. Elle s’engage également dans la lutte contre le SIDA et se penche particulièrement sur le cas des enfants.

3- Esther Kamatari

Née en 1951 à Giheta au Burundi, c’est en 1964 qu’Esther KAMATARI débarque en France. La fille du prince est en exil obligé car son père a été assassiné et la monarchie abolie. Mais son exil ne sera pas que souffrance. Elle se fait remarquer chez LANVIN où elle devient le premier mannequin noir et égérie de la maison, mais aussi le premier mannequin noir de France. Depuis, le succès n’a pas fini d’être son meilleur ami.

Désormais, la plus grande passion pour elle, c’est de pouvoir « transmettre, éduquer, donner de l’espoir aux jeunes». Aujourd’hui, elle est engagée dans la promotion du mannequinat en banlieue, avec le soutien de la ville de Montfermeil et le groupe LVMH ainsi que dans les œuvres humanitaires concernant les femmes et les enfants, au Burundi surtout.

 

4- Rebecca Ayoko

Si Ester KAMATARI a ouvert la salle de bal, cette dernière n’a pas désemplit non plus ! Sur la liste de ces quelles que femmes noires à qui la Haute  Couture, française particulièrement,  a ouvert les bras, on compte bien Rebecca AYOKO. Née à AGOGO au GHANA, Rebecca grandit dans les rues d’Abidjan. Maltraitée par sa tante puis violée par un inconnu de qui elle tombe enceinte à 13 ans, on aurait pu dire que sa vie était bien partie pour être un ramassis de drames. Mais en fait non ! Rebecca n’a jamais désespéré !

En 1980, elle se présente au concours MISS CI. Elle le remporte fièrement, intègre les agences publicitaires et multiplie les contrats à succès. Mais elle voit plus grand, elle veut une carrière plus haute. Elle s’envole donc pour PARIS, seulement d’ABIDJAN à PARIS les réalités ne sont pas les mêmes. C’est une France très raciste qu’elle découvre, on lui ferme la porte des castings au nez quand on voit qu’elle est noire. Puis un jour, elle se fait repérée par l’équipe d’Hachette FILIPACCHI. Une grande femme noire pour incarner la mode c’est très rare ! Elle est signée par l’agence GLAMOUR, c’est un succès garantit !

Sa carrière connu une ascension fulgurante lorsqu’elle rencontra YVES SAINT LAURENT. Pendant plus d’une décennie, Rebecca AYOKO défilera dans les grandes capitales pour enfin introduire KATOUCHA NIANE ou encore NAOMI CAMPBELL et quitter les podiums.

 

5- Naomi Campbell

Presque cinquantenaire aujourd’hui (47 ans), Naomi Elaine CAMPBELL est né le 02 MAI 1970 à Londres. D’origine jamaïcaine, c’est à la fin des années 80 que sa carrière débutera. En 1987, c’est la 2e femme noire à paraître en couverture du VOGUE britannique. Pourtant, elle aura fait sa première couverture en 1985 dans la version britannique du ELLE et sera restée pendant 3 années consécutives à PARIS chez Azzedine ALAÏA comme mannequin officiel.

En 1988, elle devient la première femme noire en couverture du VOGUE Paris et est désignée par le magazine PEOPLE comme étant l’une des 50 plus belles personnes au monde en 1991. Depuis, les collaborations à succès n’ont cessé de couler.

Aujourd’hui c’est l’un des mannequins les plus riches de l’industrie de la mode. La fortune qu’elle a amassée dans le milieu du mannequinat s’élève à 30 millions d’euros, pendant qu’elle a également investi dans des affaires en dehors de ce milieu.

Pourtant Naomi est née à STREATHAM d’une mère célibataire parce que le père de Naomi l’avait abandonné à 18 ans. Comme quoi, aux âmes bien nées, la valeur n’attends point le nombre d’années !

MILKA KOUAKOU

Likez cet article sur Facebook  

Plus de buzz